Je donne un coup de fil de l’autre côté de la terre et en un instant je me retrouve au cœur de moi-même.


Partage 2011

J’appelle Louise, je lui explique ma situation et lui donne les détails de ce qui m’arrive. Elle m’écoute avec beaucoup d’attention. Et avec son intuition fine, elle m’aide à débusquer la question cachée derrière mes paroles. Déjà cela est apaisant et éclairant : nommer la véritable question qui cherche à émerger, et qui va pouvoir m’aider à choisir la lecture appropriée.

Puis la lecture arrive. C’est toujours un moment d’anticipation, parfois joyeuse, parfois teintée d’anxiété. Je m’installe dans mon divan et je commence à écouter la voix claire et précise de Louise, et son langage tellement imagé.

Ce qu’elle me dit est souvent la confirmation d’un ressenti profond que je n’arrivais pas réellement à nommer. Comme lors de cette lecture où elle a détaillé certains aspects de la relation de couple que je vivais à l’époque, et dans laquelle je ressentais un grand malaise. C’était comme si cette relation arrivait à son terme, mais que mes peurs de la solitude, entre autres, m’empêchaient de faire face à ce constat par moi-même. Louise m’a amenée avec beaucoup de douceur à me rendre compte qu’un changement dans notre couple était inéluctable. Et entendant ce mot – changement – j’ai su qu’il s’agissait d’une séparation, et j’ai pu trouver en moi la force d’y faire face. Celle-ci s’est d’ailleurs manifestée très naturellement dans les semaines qui ont suivi. Et j’étais davantage prête à la vivre.

Parfois, je découvre des aspects surprenants de moi, comme les motivations cachées de certains choix potentiels. Je pense à un voyage que je voulais entreprendre en Inde et pour lequel le tarot a clairement montré que ce voyage serait beaucoup trop fatiguant pour moi. Sans la lecture, je me serais peut-être laissée entraîner par ma fierté, qui me poussait à croire que je pourrais y arriver. J’ai pu voir combien certaines de mes ombres se cachaient sous une fausse image de courage.

D’autres fois encore, des ouvertures inattendues se manifestent. Je pense par exemple à cette époque, il y a quelques mois, où j’étais en rechute douloureuse d’une maladie chronique. Suite à la discussion avec Louise, en quelques jours, j’ai découvert une nouvelle possibilité de traitement, et dix jours plus tard j’étais à l’étranger pour 3 semaines de cure qui se sont révélées très profitables. J’ai pu vivre combien, avec de la souplesse et en envisageant ma situation sous un autre angle, des solutions nouvelles pouvaient émerger, auxquelles je n’aurais probablement pas pensé autrement.

Une lecture avec Louise, c’est toujours pour moi une aventure intérieure, une découverte de mes forces aussi bien que de mes ombres, qui me permet de me rapprocher plus pleinement de moi-même. Je peux alors faire des choix et vivre ma vie avec davantage de conscience, de conviction et de liberté, en acceptant ce que je reçois, moment après moment.

MC est une cliente artiste d'Europe.

Elle peint. Elle écrit aussi. Le texte qui suit exprime une expérience douloureuse et libérante sur la voie de l'être authentique que bien souvent une lecture Tarot interpelle au plus profond de nous.

Partage 2011

Et les larmes viennent. Doucement d’abord. Puis de plus en plus fort, et puis c’est un torrent sans nom qui la traverse, comme sorti de ses berges.

Et les larmes l’ouvrent, et le vent s’engouffre dans l’ouverture ainsi créée, et la pluie tombe encore plus drue, et l’orage claque.

Dans son corps de femme, alors, sa mère à elle arrive, puis sa grand-mère, puis sa sœur.

De loin, elles ont entendu le claquement de la pluie, le hurlement du vent, tapies qu’elles étaient dans l’ombre depuis mille ans. Elles accourent, elles sont là.

Elles aussi, elles veulent de l’air dans les poumons, respirer, enfin. Et leur part de fraîcheur, d’eau sur la langue et de cheveux mouillés sur la peau. Elles sont au rendez-vous.

Puis, dans son corps de femme, d’autres femmes encore. Elles viennent de partout, les rebelles, les soumises, les fières. Et elle pleure et elle pleure. Elle pleure pour elle, elle pleure pour toutes. Elle a toujours su qu’elle ne pleurait pas qu’en son nom.