La Roue-de-Fortune & L'Inconscient

Et si un échec conscient était une victoire inconsciente…

Quand la sagesse du Tarot et sa numérologie s’invitent dans la psychogénéalogie!

Premier volet

L'inconscient dans l'arbre - 01

Dans le cas d’étude [1] qui va vous être présenté ici, vous allez découvrir que derrière un problème à priori simple peut se cacher autre chose qui met en échec des solutions recherchées et appliquées et ceci depuis peut-être bien des années.

C’est le cas de Juliette, une de mes clientes parisiennes. Elle n’arrive pas à résoudre son problème de surpoids qui malgré bien des recherches et beaucoup de volonté personnelle n’est toujours pas résolu. Effectivement, que se passe t’il lorsqu’un problème apparent et récurent est en fait une solution inconsciente à autre chose, beaucoup plus profond et enfoui dans l’inconscient individuel et familial d’un être humain, défiant toute bonne volonté à résoudre le “dit” problème d’aujourd’hui.

La numérologie tarotique va étayer tout au long de cet article le travail transgénérationnel que Juliette et moi-même avons fait ensemble à l’aide du Tarot, de l’interprétation de son chemin de vie ainsi que ceux de plusieurs membres de sa famille et de l’analyse des énergies dites de saison liées aux cycles humains, afin de comprendre sa réussite inconsciente derrière ses échecs successifs à perdre ses kilos en trop.


Née le 23 mars 1961, la mère de Juliette, Joséphine est alors dans une année 22 [2] [qui représente une année de structure [car la fondamentale du 22 est le 4] ce qui veut dire que l’énergie 4 passe par celle du 22, c’est à dire celle du Mat [3]. Il va donc s’agir de structures libérantes particulièrement au niveau mental mais également au niveau des croyances, car la saison 22 c’est la saison des transgressions. En année 22, un individu peut vivre comme un élan vers d’autres horizons moins connus mais prometteurs de changement, ou tout du moins d’autre chose. Donc, Joséphine, enceinte de Juliette, a pu goûter ou carrément expérimenter une mise à distance de pensées, croyances et conditionnements, qui jusqu’alors, avaient embourbé son esprit agrafé au poteau de la soumission. Ce qui, selon sa fille Juliette a empêtré sa mère toute son enfance et sa vie de femme jusqu’alors.

La mère de Juliette décide donc de reprendre un peu “ses billes” comme on dit et de se démarquer de l’emprise de la belle-famille en décidant d’appeler sa fille, "Juliette". "Pourquoi ce prénom est-il si attirant pour Joséphine et effrayant pour son mari et la mère de celui-ci?"

Effectivement, Juliette était aussi le prénom de son arrière-arrière grand-mère paternelle. De quoi était-il donc chargé alors pour rencontrer une telle résistance de la part de son père et de sa grand-mère paternelle?

L'inconscient dans l'arbre - 02 Et bien il se trouve que son arrière-arrière grand-mère paternelle a eu un enfant illégitime, l’arrière grand-père paternel de Juliette. Cette Juliette d’autrefois a été la honte de la famille, son enfant a été humilié et a vécu toute sa vie sous la lourde identité du “bâtard.” Cette histoire est connue du père de Juliette dont il a entendu parler par sa mère, grand-mère de Juliette. L’histoire n’a pas été cachée par les générations.

Pas mariée et fille-mère, l’arrière-arrière grand-mère de Juliette portait non seulement son prénom mais aussi son nom de famille, puisque l’arrière grand-père dit “le bâtard” a eu un fils, "grand-père paternel de Juliette", qui lui a eu un fils, son père. Porter nom et prénom d’une aïeule en dit long sur les liens et l’héritage transgénérationnel.

Cinq générations plus tard, voici l’arrivée de Juliette au début des années soixante, héritant non seulement du nom mais aussi du patrimoine émotionnel de cette arrière-arrrière grand-mère et de ses descendants qui ont véhiculé la mémoire de la honte et de l’humiliation. Comment alors a pu s’opérer la filiation de cette honte?

Tout d’abord situons Juliette au présent. C’est en 2016, une année 8 pour Juliette qu’elle commence un travail transgénérationnel. Le 8 représente en effet la saison des guérisons karmiques. C’est donc une excellente période pour toucher du doigt les conflits non-résolus de nos ancêtres. Durant cette année Juliette amasse un bon nombre de données généalogiques qui vont devenir le riche terreau de sa compréhension et lui permettre d’élargir considérablement son champ de conscience. En passant en année 9 en début 2017, Juliette perçoit intuitivement la poussée des énergies de conclusion qui sont propres à l’énergie du 9. Elle sait qu’elle va clore de vieux dossiers repérés et analysés l’année précédente. Son travail transgénérationnel va évidement aider Juliette à ré-ouvrir des mémoires laissées de côté car trop douloureuses.

Juliette a entre 3 et 5 ans, elle est dans son bain et c’est son père qui la lave. Elle est relativement boulotte, ses petits bourrelets sont exposés voire accentués par sa position assise. Son père lui fait la remarque suivante qui lui est restée en mémoire. “Et bien il faut en passer des étages avant d’arriver à atteindre ta foufoune!” C’est la dernière fois que Juliette a voulu qu’il la lave. Elle a gardé de ce souvenir comme un malaise mais elle ne l’avait jamais vraiment compris et encore moins nettoyé. Il est resté suspendu jusqu’à récemment, c’est à dire 50 ans plus tard.

Après avoir fait un rêve majeur lui révélant une partie inconsciente de sa construction psychique, cet incident refait surface. Et c’est en méditation que Juliette a revécu la scène lui permettant de revoir le regard de son père face à son corps. Son dégoût et sa gêne venait de la transpercer. La filiation était accomplie. Elle a pris les émotions de son père argent comptant et immédiatement les a fait siennes car “à cet âge-là on n’est pas assez construit dans notre identité pour faire autrement.”[4] Sans pouvoir questionner les dires de son père, son corps imprime les stigmates de la honte, de la culpabilité d’être grosse, véhiculée depuis son arrière-arrière grand-mère. Car effectivement, être grosse c’est être enceinte et dans son cas c’était la honte puisqu’elle était fille-mère. Il est important de rappeler ici, que l’inconscient est construit comme un langage selon Jacques Lacan.[5] Et il est bon de rajouter aussi que l’inconscient est littéral, conforme à la lettre.

L'inconscient dans l'arbre - 03 Bien que Juliette ne connaisse pas la date exacte de naissance de son arrière-arrière grand-mère nous sommes aux alentours des années 1830 en France sous le Second Empire. Pour vous donner une idée de la condition des femmes en ce premier tiers du XIX siècle, “L’Église, les monarchistes et les républicains refusent aux femmes l'accès à l'instruction, tant la nature les voue à leurs tâches domestiques et à la maternité. Il faut attendre la loi Duruy de 1867 pour que l'État consente un effort éducatif (chaque commune de plus de 500 habitants doit avoir une école de filles.”[6] Il faut aussi savoir que 28% des naissances étaient des enfants illégitimes bien souvent abandonnés et pour enrayer l’infanticide rampant de l’époque, le décret du 19 juillet 1811 fut mis en place et l’installation de tours d’hospices fut prévue aussi bien en France qu’en Belgique.

Alors cette arrière-arrière grand-mère a fait face à beaucoup de pression sociale pour garder son enfant. En éprouvant la force d'âme de cette arrière-arrière grand-mère, des liens de reconnaissance envers cette aïeule commencent à se tisser dans la conscience de Juliette. Elle ressent comme un courant subtil remonter l’arbre et atteindre cette femme. Il faut bien reconnaitre que la Juliette de l’arbre a choisi la vie et pour cela a endossé la honte et l’humiliation. La gratitude envers son arrière-arrière grand-mère, permet à Juliette d’amorcer un mouvement de guérison des générations qui l’ont précédée jusqu’à elle.

Dans cette histoire nous voyons bien la relation entre cette femme du début du XIX siècle et son arrière-arrière petite-fille et la filiation qui existe entre elles portant toutes deux le même prénom et le même nom de famille. Être grosse c’est la honte et la galère. Et oui, Juliette galère pour maigrir ce qui lui permettrait de changer de statut et peut-être d’éliminer la honte. Mais ça ne marche pas puisque la force vitale passe par la grossesse et l’enfantement de son arrière grand-père sans qui, Juliette ne serait pas ici pour raconter son histoire. Donc être grosse pour l’inconscient c’est resté vivant tout simplement. Alors vous comprendrez facilement pourquoi les régimes alimentaires tout aussi vertueux qu’ils soient ne font pas le poids face à la menace inconsciente de perdre la vie. Souvenez-vous encore une fois, l’inconscient est littéral. On comprend aussi pourquoi le père et la grand-mère de l’enfant ne souhaitent pas qu’elle soit appelée Juliette comme cette fille-mère, car un rappel de ce qui a fait la honte de la famille du père n’était vraiment pas souhaitable.

En aparté, en 1961, le père de Juliette est en année 6, saison de mutation et sa propre mère, grand-mère de Juliette est en année 5, saison d’ouverture et d’évolution. Selon Thomas Edye et bien d’autres, les enfants viennent en aide aux parents. Grâce à sa corpulence et à son prénom, Juliette, sans le savoir à l’époque, met en évidence la mémoire à nettoyer et pousse son père à étreindre les forces de mutation présentes pour lui l’année de naissance de sa fille. Quant à la grand-mère de Juliette, venant d’un autre arbre, elle apprend à se placer dans l’ouverture plutôt que dans le discours moralisateur, côté sombre de la saison 5 lié au Pape dans le Tarot.

Juliette est là pour réhabiliter cette aïeule et aider son père à se libérer du fardeau de la honte et de l’illégitimité. Ceci dit pour Juliette, être grosse est tout de même “une forme de schéma de survie désuet… qui devient alors un frein à son évolution personnelle.”[7]

Ainsi s’achève le premier volet de ce cas d'étude. Le suivant s'ouvrira sur l’arbre maternel de Juliette et les liens inconscients qui s’y sont tissés afin de découvrir que là aussi, Juliette tente de réparer le passé au travers de son problème de surpoids d’aujourd’hui.

Deuxième volet

L'inconscient dans l'arbre - 04 Mais alors qu’en est-il de la mère de Juliette qui après-tout n’appartient pas à cet arbre généalogique? C’est elle, Joséphine, qui a l’idée et qui désire ce prénom pour sa fille! Il est clair qu’elle y trouve un levier idéal pour tenir tête à la belle famille que ce prénom dérange et timidement certes, poussée par son année 22, elle tente la transgression du tabou lié à ce prénom. L’un des versants les plus négatifs du Mat [22] est l’entêtement, une des formes entravées que peut prendre le pouvoir personnel (la fondamentale 4) qui a du mal à trouver son expression naturelle et fluide. Cela traduit aussi l’expérience de Joséphine.

Revenons sur la mère de la petite Juliette, Joséphine. Pour être brève, née prématurée, elle ne fait pas le poids pour faire face à la situation dans laquelle elle débarque. Effectivement son père est malade et il décédera 3 mois après sa naissance. Quant à sa femme, elle abandonnera leur enfant, Joséphine, durant les 5 premières années de sa vie pour la récupérer par la suite et lui faire vivre un enfer de dureté et de méchanceté. Le projet sens de la mère de Juliette est justement de faire le poids et dans son psychisme à elle, le poids représente la sécurité et la survie. Enceinte de Juliette à 36 ans et en année 22, elle tente inconsciemment d’instrumentaliser son enfant en la plaçant non seulement entre elle et sa mère, faisant jouer à Juliette le rôle du père mort trop jeune mais aussi entre elle et sa belle-mère dont l’autorité lui pèse et l’emprisonne.

Juliette a donc un devoir inconscient de protection envers sa mère. Elle est le tampon idéal et de surcroît destinée à faire le poids. Il apparaît alors soudain évident à Juliette qu’être en surpoids a une valeur symbolique et qu’au niveau inconscient c’est un grand succès puisqu’elle peut en imposer et du coup protéger sa mère.

Encore une fois l’inconscient traite le problème littéralement. Alors faire le poids, prendre du poids, le projet sens de la mère de Juliette devient son devoir à elle car sa mère lui demande inconsciemment de la protéger. Être grosse est une question de garder sa mère en vie, donc il s’agit là encore d’un schéma de survie.

Juliette est donc coincée entre la honte d’être grosse et la nécessité de l’être. Sa volonté de se mettre au régime ou sa résolution de faire de l’exercice sont constamment mises en échec par son besoin inconscient relié clairement à ce schéma dont la minceur ne fait pas partie du protocole.

L'inconscient dans l'arbre - 05 Il est surprenant de voir la loi de résonance en action dans l’histoire de Juliette. Sa mère Joséphine, qui ne connaît pas les détails de la vie de l’arrière-grand-mère paternelle de son mari, choisit pourtant parmi les milliers de prénoms disponibles et à la mode dans les années soixante, le même prénom que celui de cette aïeule. Poussée intérieurement par l’énergie du Mat, présente pour elle en 1961, année de naissance de Juliette, Joséphine insiste pour appeler sa fille ainsi malgré les débats et les arguments de sa belle-famille. Le choix de ce prénom va devenir l’enjeu de cette bataille intérieure afin de retrouver un peu de liberté constamment annexée par sa propre mère et sa belle-mère par la suite. Joséphine tient bon et elle gagne.

À partir de cette prise de conscience, Juliette ne voit plus son problème de poids sous le même angle. Au lieu de vouloir supprimer ses bourrelets dont elle a honte et qui lui empêchent de vivre pleinement son corps, elle les accueille et reconnaît leur valeur inconsciente. Juliette réussit aussi à bâtir un pont long de cinq interminables générations de honte et d’humiliation, pour soulager son aïeule de tant de souffrance. Sans ses disgrâces corporelles, Juliette n’aurait jamais fait le lien avec l’autre Juliette de l’arbre.

Sans vraiment changer son régime alimentaire, le corps de Juliette a commencé par se vider. Aujourd’hui, Juliette a à sa disposition plusieurs outils de nettoyage de cette mémoire. Tout d’abord la méthode Ho’oponopono. Et pour en savoir plus, je vous invite à cliquer sur ce lien. Egalement les constellations familiales qui vont permettre à Juliette de réorganiser systémiquement sa famille et de rétablir les liens brisés. En parallèle, elle utilise régulièrement la méditation afin de s’ouvrir à d’autres champs de conscience.

Elle continue aussi de s’appuyer sur la numérologie Tarotique qui lui a permis de recueillir les éléments essentiels reliés à son problème d’aujourd’hui en rapport avec son héritage transgénérationnel vivant au coeur même de son intimité et son identité de femme. En effet, connaissant les enjeux karmiques de la saison 8, Juliette a commencé à faire les liens entre des mémoires oubliées et enfouies qui l’ont incitée à vouloir mettre fin à cette identification et à vivre son corps sans les stigmates familiaux de la honte et de l’humiliation.

L'inconscient dans l'arbre - 06 Juliette ne s’occupe plus de ses régimes et depuis cette prise de conscience elle a arrêté de prendre du poids. Elle ressent profondément que les kilos qui lui restent à perdre sont en fait beaucoup moins lourds. Elle est convaincue que lorsque tous les liens d’amour au sein de sa généalogie seront rétablis, Juliette aura un tout nouveau rapport à son corps. D’autant plus qu’en 2018, Juliette sera en début d’un nouveau cycle qui porte la promesse de ne pas recommencer sur les mêmes bases identitaires que pour les cycles précédents. Juliette comprend très bien que l’on ne change pas le passé ni les souffrances qu’il renferme mais qu’il est par contre totalement possible de s’en désidentifier.

LD


Si vous êtes intéressés par un tel travail sachez qu’il se fait par étape en séance d’une heure ou d’une heure-et-demie; de visu ou par skype. Plusieurs jeux de Tarot et similaires sont utilisés selon le besoin du client ou de la cliente. N’hésitez pas à me contacter par courriel pour en savoir plus.

NOTES
[1] Ce travail a eu lieu sur plusieurs années en plusieurs étapes. Vous n’aurez pas ici tous les détails et les tirages Tarot qui ont été faits pour en arriver à la clarté des causes et des conséquences.
[2] Calculs basés sur la numérologie tarotique - en savoir plus - voir la fin de l'article.
[3] Bien que le Mat n’ait pas de nombre en soi, il peut être physiquement compté comme la vingt-deuxième lame majeure du Tarot. C’est la raison pour laquelle on garde le nombre 22 et qu’on ne le réduit pas au 4.
[4] Hannah Sembély - psychologue
[5] Jacques Lacan est un psychanalyste français. Il est l'un des grands interprètes de Freud, et donne naissance à un courant psychanalytique : le lacanisme.
[6] Histoire des femmes au XIX siècle - source
[7] Thomas Edye - Les archétypes transgénérationnels